SUSAN MALHEUR

Les aventures truculentes et pathétiques de Susan Malheur, mais sans sa connasse de fille. Créature glam et malchanceuse, célibataire endurcie, complètement irrécupérable, vivant sur Fyon, la ville des amours, suivez ses aventures sur son blog de merde.

22 décembre 2007

Susan et son dernier rencard

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Le dernier rencard amoureux de Susan, c’était il y’a quelques mois – terrible secret. Autant dire, une éternité : à vrai dire, Susan n’est pas très rodée dans ce domaine, contrairement à son amie Eddie Bite qui, elle, les enchaîne à toute vitesse, tout autant que les galipettes, bien qu’elle ne soit pas très souple cette garce, soit dit en passant. Pour ce rencard, Susan s’est mise sur son trente et un : avec son air heureux, du genre, j’ai baisé cette nuit (et ce matin en sus), elle a enfilé sa plus belle tenue, son superbe tailleur noir croco chamelle, ainsi qu’une belle chemise rouge moule gras, histoire de montrer qu’elle a quelques formes généreuses à perdre : rien de mieux et de plus sain, pour maigrir, que l’acte sexuel.

Susan attend à l’heure promise devant l’office du tourisme sexuel, place Bellecouille, consulte sa montre : l’homme, avec qui elle discute depuis deux mois sur le site raie zob, est en retard de quelques secondes que déjà elle peste ! Il y’a quelques années, Susan était toujours en avance à n’importe lequel de ces rencards et sorties : elle a vite compris que ce n’était pas la bonne stratégie et qu’il fallait se laisser désirer et donc, faire exprès d’être en retard, mais cette stratégie, elle a décidé de ne pas l’appliquer cette fois-ci : vu le quotient intellectuel du prétendant, qu’elle a rencontré sur le web, elle s’est dit que ce n’était pas très grave que celui-ci résiste à ses charmes, bien au contraire. Son plan était tout autre : boire un verre ou deux à l’œil, histoire de supporter une conversation qui s’annonçait insipide.

Lorsque le prétendant de Susan est arrivé, avec cinq minutes de retard, celle-ci crut un instant avoir une crise cardiaque : voici un homme tout rikiki, noyé dans une veste en cuir ridicule, toison grisonnante, probablement plus vieux que l’âge annoncé sur internet ce qui semble monnaie courante.. Evidemment, il avait de beaux yeux, mais les yeux ne font pas tout : ce n’est pas aussi gros que des boules de geisha et, ma foi, ce n’est pas vraiment détachable… L’homme invita Susan dans un bar pour hétéro, plutôt silencieux, afin qu’ils puissent se séduire devant un jus de fruit : programme des plus excitant, il est vrai.

De quoi parles-t-on lors d’un premier rencard ?

De ce qu’on fait, des passions, du travail, de la famille, de la patrie (…) et, bien évidemment, pour nous les homosexuels, de notre coming out… Susan, évidemment, déteste ce sujet : c’est d’un ridicule de devoir systématiquement passer par là. Evidemment, Susan constate que l’homme n’a pas encore franchi cette délicieuse étape, ce qui semble à Susan absolument ridicule, vu son âge. Mais il est vrai que certains hommes cumulent les tares : certains, à la trentaine, sont encore en collocation ou bien, pire encore, vivent chez leurs parents – sans être payé !!! Mais le cas de ce rencard est tout autre : le prétendant de Susan est encore vierge, puceau. Pire encore : il semblerait qu’il n’a jamais joué au docteur avec un garçon. Susan, comme vous le savez, est connue pour ses conquêtes masculines encore pucelles mais d’habitude, celles-ci sont beaucoup plus fraîches… Evidemment, Susan cherche à en savoir plus, non pas parce qu’elle s’intéresse vivement à son rencard et son vécu, mais par pure curiosité malsaine. Elle se dit qu’il y’a de bonnes raisons qu’un mec soit encore puceaux à cet âge-là, surtout s’il n’est pas particulièrement laid et qu’il y’a là probablement des choses savoureuses.

C’est alors qu’il lui raconte sa seule expérience homosexuelle platonique devant un second verre, cette fois-ci alcoolisé (il faut bien ça…) : il y’a quelques années, cet homme traînait avec une bande de roumains. Il parait, toujours d’après cet homme, que les roumains sont des mecs super virils, avec des valeurs essentiellement machistes, tournés sur la famille au sens conventionnel du terme, et qu’il était donc très impossible d’aller plus loin avec ce mec qui, visiblement, le désirait, parce qu’il le regardait toujours avec des yeux de merlan frit. Histoire d’amour ou de sexe étouffée dans l’œuf. Susan sourit devant ses confidences car, évidemment, elle a trouvé plus pathétique qu’elle, et même que ses chères copines, bien que certaines ne soient franchement pas gâtées par la vie. Elle sait d’ores et déjà qu’elle ne verra plus cet homme et ajoute à son carnet de rendez-vous raté encore une croix : heureusement, George le pharmacien l’attend ce soir ; il est certain qu’elle pourra se faire engluer autant qu’elle le voudra... La soirée ne fait que commencer !

 

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Gogole stories :

 

site pour s'amuser a deformé un visage avec un fer a repasser : oui ben connasse, c’est pas encore Noël, alors ne prend pas tes désirs pour des réalités !

Posté par Susan Malheur à 04:02 - Les malheurs de Susan - Scène commentée[9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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