SUSAN MALHEUR

Les aventures, toujours plus truculentes et pathétiques de Susan Malheur. Créature glam et malchanceuse, célibataire endurcie, certifiée iso connasse, cette reine de la nite n'a pas fini de hanter Fyon. Suivez sa glam de vie sur son blog de merde !

05 février 2009

Le destin de Chan-mé (S6 - EP 02)

 

Susan_L_impossible

Le Monde en chantier de Susan Malheur
Règle numéro 15 :

Les amours impossibles doivent rester impossibles ! (Proverbe Malheurien)

C’est une ruse vieille comme le monde de sortir l’amoureux potentiel au cinéma : un bon navet américain pour paraître intelligente, une lumière plus que tamisée cachant miraculeusement les résidus d’une acné dévastatrice, histoire de paraître délicieuse, deux trois effets spéciaux basés sur des jets de charcuterie sanglante qui ne servent qu’à donner un motif sérieux - mais fallacieux - afin de coller désespérément la victime, de grelotter fébrilement contre son torse pas franchement musculeux et pré pubère ; tous les ingrédients sont là pour la naissance d’une pure love story susanesque. Mais c’est sans compte sur la présence de Chan-mé qui stagnait, tranquillos, dans la file d’attente du cinéma.

Chanmé, me direz-vous ? Je ne la remets pas celle-là. C’est normal : mes frasques avec cette bomb’ass datent d’avant la création de Susan Malheur, quand je bloguais sous un nom d'emprunt encore moins top tendance. Depuis, elle a un peu disparu de mon paysage buccal. Elle s’est décidée, elle aussi, à faire son come back. Avec son abonnement UGCHIER et son vide existentiel ô combien profond, ne passe-t-elle pas, après tout, sa vie entière à hanter les salles de cinéma ? Il était donc probable qu’elle m’y croise un jour, moi qui n’y vais que deux fois par an… mais cela ne nous dit pas qui est cette mystérieuse Chan-mé…

Les plus vieilles lectrices, celles qui, à l’instar de Pamela Wonderfol ont usé et abusé des liftings jusqu’à ne plus ressembler à rien, se souviendront à quel point j’avais flashé sur cette gueuse à l’époque, mais, comme un malheur n'arrive jamais seul, elle était en couple avec un bouffeur de curly gras du bide dont elle n’arrêtait pas de se plaindre mais qu’elle n’osait pas quitter pour la simple raison qu’elle vivait, enfin squattait, chez lui… Drame que partagent beaucoup de femmes au foyer désespérées, convenons-en.

Lorsque j’ai appris qu’un soir d’alcool et de décadence au Couloir, elle avait souillé sa croupe en coïtant quinze seconde avec la Gnome, la pédale la plus défraîchie de tout le tataland, j’avais décidé, à regret, d’oublier cette tentatrice avec qui j’étais entré dans un jeu de séduction dément à en faire frémir AB productions, et là voilà qui apparaissait devant moi, deux ans plus tard, toujours aussi attirante et, d’après mes sources d’informations ultra fiables, célibataire avec un C majuscule !

« Oh SUUUUUSANNNNNNNNN, qu’elle m’a sorti, avec son sourire à faire fondre la glace, fonçant direct sur moi. Comment tu vas ? »

Evidemment, il n’était pas possible de l’esquiver sans perdre notre place dans la file d’attente, aussi nous nous fîmes la bise en bonne copine, parlotant de tout, partageant les derniers ragots sur la bande à Basile, que depuis je ne fréquente plus : avec ma grande gueule et mes bouteilles d’alcools discount, il faut dire que je n’ai pas fait long feu dans leurs mémorables soirées...

Suis-je odieuse ? : je ne me suis pas vraiment rendue compte qu’à cause de ces retrouvailles émouvantes je laissais ce pauvre Presse-tonne en jachère, tout seul dans son coin. Méfiance toutefois, que je me disais dans ma petite tête : il ne fallait pas que cette grue de Chan-mé, dont la devise est « je ne dis jamais non » me séduise : sans logement depuis plusieurs mois, je savais, toujours d’après mes sources ultra fiables, qu’elle se faisait héberger un peu n’importe où et ne payait pas qu’en pot de confiture. Il n’était pas question de se faire avoir comme une débutante, ni d’avoir une bouche à nourrir en plus, j'ai déjà eu assez de mal à faire crever mes hamsters homosexuels !

Le truc, c’est que cette chan-mé s’est incrustée méchant dans notre love rencart : squatteuse devant l’éternel, elle s’est direct mis à côté de nous, au cinéma. Pire : elle a pris ses quartiers auprès de moi, bref, j’étais prise en sandwich entre un puceau adepte de raie-zob et une ex adultère en quête de logement. Je n’avais qu’une hâte : que le navet commence et même, surtout, qu’il se termine… Je n’arrivais franchement pas à m’immerger dedans : au bout de quinze minutes, j’ai senti une main contre ma cuisse, celle de Presse-Tonne, et, deux minutes plus tard, Chan-mé me frôlait du genou avec de plus en plus d’insistance. Plus le film avançait et plus ce manège se prolongeait si bien qu’ils étaient tous les deux soudés à moi. Il me fallait vite trouver une solution avant que la situation ne dégénère !

 


Découvrez Mylène Farmer!

 


Gogole party

farfouiller dans une connasse : Un loisir tout à fait sain s'il en est... mais attention au décollement de placenta !

Posté par Susan Malheur à 18:56 - La Série intégrale - Scène commentée[15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1