09 avril 2009
Le Sex Amex ou les aléas de la consommation en Aquarius (S6 - EP 04)

Le monde calorique de Susan M
Règle numéro 17
Maman Malheur a raison :
Il faut toujours se méfier s'il y a plus de deux boules !
Comme les brasseries Bocuve sont des endroits vaguement classes - et carrément cheap - tout le people Fyonnais s’y précipite goulûment parce que c’est un nom raie-puté et que ce n’est pas évident d’aller jusqu’à ce trou paumé qu’est Conllonges au Mon Porc pour claquer la bagatelle de 200 euros. Bref, le lieu était bondé d’orques costumés et de vielles morues décrépies qui secouaient leur nouveau dentier polygland sur de la good meat !
Le Maître d’Hôtel, sexy en diable, nous proposa de nous asseoir dehors ou au comptoir : quel choix périlleux ! A vous faire claquer le stérilet, d’autant plus qu’une espèce de sale vent venait juste de se lever, rafraîchissant l’atmosphère printanière, au risque de faire frémir les bourgeons ! Les cheveux d’une baudroie bavaroise quelque peu dégarnie volaient gentiment dans le vent, menaçant d’ajouter à la maigre garniture des assiettes quelques spaghettis au goût point vraiment italien.
Quant au comptoir, face aux cuisines et derrière la superbe salle en toc, bondée où filait un petit train charmant comme tout, réminiscence de la glorieuse préhistoire de la SNCF, il était possible de voir des cuisiniers exploités au SMIC s’acharner vainement comme s’ils étaient dans un aquarium. L’endroit semblait de prime abord pas vraiment engageant, mais ce fut celui-ci que je me surpris à choisir : de là, il était possible d’être encerclé par des serveurs tous plus sexy les uns que les autres, cambrés comme des hippocampes et pédés comme des dauphins !
L’un d’entre eux nous confia les cartes afin que nous puissions, ce cher Press-Tonne et moi, choisir nos victuailles et s’empiffrer avec nos poissons préparés avec amour par des thons à toque blanche, en n’omettant pas de mater copieusement ces charmants spécimens à notre service et cela, jusqu’à la dernière miette de gras. Inutile de préciser que nous ne bûmes que de l’eau mais je savais pertinemment pour ne jamais sortir sans consulter ma voyante et frotter mes boules de Crystal que je pourrais me délecter de mon suc vitaminé plus tard in the nite sans doute longue et épaisse. Ce que j’étais loin d’imaginer, en revanche, c’est que la rapidité du rapport sexuel serait équivalente à la transaction de sa très chère et néanmoins fort utile amex : avec ce garçon, inutile de composer le code pine, pour faire sortir un ticket magique ! La looze !
GOGOLE PARTY
singe capucin et tétraplégique : Merci pauvresse, grâce à toi, je viens d'apprendre sans même le vouloir le prénom d'un des singes de cette radasse de Mylene Farmer :) Indispensable !
Commentaires
Comme quoi t'aurai dû tenter un truc à trois!
Economie et efficacité !
Même pas car j'aurai surement dû payer ma part au restaurant :) LA LOOZE
ceci dit je serai bien repartie avec deux des serveurs !
le gai Michelin
en te lisant, je pense que tu excellerais dans l'écriture d'un guide gastronomique à l'intention des Susan de France...
Je mets des macarons
Oh oui, en voilà une idée qu'elle est excellente, je m'imagine bien chroniqueuse de Gastronomie, je suis certaine que j'enchanterai les papilles des gobeuses de la Rance entière. Il est important, dans la vie, de bien se remplir le palais (et le bide)
(et de savoir où sont les plus beaux serveurs, pour les plaisirs des yeux, du cul et de la queue) !
Attention, les dauphins sont pervers.
Pas autant que les baleines, tu peux me croire
MDR
SCENE COMMENTEE
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