18 juillet 2008
Le goût des bottes

Suce mes bottes, idiote !
L’intérêt des lieux comme l’Apex c’est qu’on peut voir la marchandise avant que de s’engager vaguement genre se donner rendez-vous, se revoir, perdre du temps en essayant de se connaître mieux : à l’apex tu vois directement si ça colle, par exemple, le dernier mec avec qui j’ai fricoté, si je l’avais rencontré à l’Apex, j’aurais tout de suite vu que cela ne peut pas coller : son gland faisait 2 fois et demie la circonférence de son pénis, bref, le truc tu peux trop rien en faire à cause d’un manque sévère d’ergonomie : on peut pas vraiment s’en servir, ça ne remplace pas un bon pommeau de douche et même dans un aquarium, ce ne serait franchement pas décoratif !
C’est ainsi que nous fîmes de l’Apex, Donia et moi, pétroleuses goulues du niveau millénaire, notre nouveau quartier général, le rendez-vous indispensable de nos nuits pathétiques et mouvementées. Bien sûr, comme il faut tenir jusque cette heure tardive, il est nécessaire de se prévoir une petite mise en bouche en Before, c'est-à-dire de subir des boites de nuit beaucoup plus classiques comme le Couloir et aussi, histoire de varier les déplaisirs, le maidlaid, continent à la dérive des pochards alcoolisés, lesquels, soit dit en passant, payent plus de verres que ces pédales radines, qui ne sont bonnes qu’à investir leurs thunes dans des ceintures toujours plus moches et ringardes.
Evidemment, la consigne, c’est, en Before, de ne pas rencontrer de mecs : rencontrer un mec avant d’aller à l’apex réduirait considérablement « le panel de choix » qui se présente là-bas, ce qui n’est pas franchement stratégique, vous en conviendrez. Ou alors, il faut inventer des stratagèmes tordus pour se débarrasser du mec, ce qui n’est pas toujours chose facile parce que certain sont carrément collants, limite s’ils ont pas des ventouses intégrées. Et comme on ne peut rien contre le destin et que certaines personnes sont marquées pour la vie entière par le mauvais oeil et que bien sûr, je fais partie de ce charmant cheptel maudit, à peine j’entre en piste au Maidlaid, tournant sur moi-même comme une wonder woman du pauvre, qu’un homme pas franchement de toute première fraîcheur, la trentaine putride genre Pamela, vient me tâter direct la couenne ! Pas vraiment mon type celui-là : on dirait un grand poulet anorexique, serré dans un étrange pantalon de fillette taille 32. Pire encore : il porte des espèces de bottes curieuses et presque brillantes qui font de lui un spécimen de foire. Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre des gens qui portent de telles bottes, alors j’ai décidé de mener une petite enquête pour savoir qui est son chausseur, histoire de ne pas fréquenter les mêmes boutiques que lui.
Découvrez Lionel Leroy! A mon avis, il touche même plus les assédics mdr
Gogole
Saloon
Salop gicle sur la face de sa copine saoule et endormie
: Ben non, c’est pas un salaud le mec qui fait ça, au contraire, je le
trouve plutôt sympathique, limite généreux. Arrête de te poser en victime
connasse et savoure la richesse de ta life !
16 juillet 2008
On the sofa with... ....na

The look of love
"Je vais panser toutes tes blessures mon amour"
Résumé
des épisodes précédents
De nouveau au chômage, entendez par là, vacances
faiblement rémunérées, Susan retrouve Donia la Polonaise et les deux décident
de polluer les nuits fyonnaises. Lors d’une de ces soirées à l’Apex, Susan,
essayant d’échapper à une violeuse anorexique, n’a pas eu besoin de monter un
taureau mécanique pour se prendre des coup et s’est pris la légendaire poutre
en plein dans la tronche : sera-t-elle sauvé par un séduisant jeune homme qui
prendra soin d’elle et la demandera en mariage ?
Evidemment, Donia a éclaté de rire et s’est bien moqué de moi : il faut bien qu’elle fasse quelque chose de la soirée car force est de constater que le fait d’être mariée réduit considérablement son champ d’action : surtout à l’Apex, où elle se contente, un peu comme Bernadette Soubirous, d’attendre patiemment les apparitions de la verge. Quant à moi, j’avais super mal au crâne : le choc crânien était si puissant qu’outre la perte de 50302 neurones, ceux que j’étais censé mobiliser pour trouver le chemin du métro, il y’eut un bruit carrément énorme : faut dire qu’une pièce ne contenant que des canapés pleins de foutre permettent une sonorisation puissante, à grand renfort d’écho, bref, comment se faire remarquer tout de suite. Il est bien connu que le foutre n’est pas isolant sans quoi on en recouvrerait les murs pour ne plus que les voisins nous entendent.
Quelques secondes plus tard, Jordanna sortit en trombe de sa cabine à cul : visiblement, soit elle est éjaculatrice précoce soit il y’a eu incompatibilité sexuelle : faut dire que vu l’odeur de ce mec, quand il est habillé, une fois les extrémités à l’air, ça doit fouetter sec ! Bref, la seule alternative qu’elle ait trouvée, c’est de se jeter sur moi : profitant de mon malheur, elle s’est mise à masser avec toute la tendresse dégoulinante dont elle est capable ma bosse naissante. Je parle bien sûr de celle du point d’impact, au niveau du front. Les créatures qui brillent dans la nuit n’ont jamais vraiment motivé mes fantasmes, les plus ringards comme les plus inavouables, bien que l’avenir contredira cette hypothèse.
Jordonna est bonne et dévouée : vous savez, elle aurait même pu, si elle avait un cerveau, descendre chercher de la glace afin la passer sensuellement sur mon hématome, atténuant ainsi toutes mes souffrances, mais évidemment, elle n’y a pas pensé. Avec ses doigts, elle tripotait ma bosse comme on caresse le cou d’un chat qui ronronne, c’en était si agaçant que d’un sombre regard, suggestion mentale, je l’ai empêché de poursuivre son noir dessein. De toute façon, il était déjà tant de partir genre 11 heures du matin : je raccompagnais donc Donia à son bus privé, avant de partir et elle m’a dit ceci - le même conseil que tante Sperm : n’oublie pas, connasse, de frotter ton argenterie car le meilleur est à venir.
Découvrez Marc Lavoine!
GOGOLE SOLDES :
je me réveille avec une bite dans la main : et c’était la tienne, pauvre naze !!!
09 juillet 2008
La nuit des taupes

Ah non, désolé, les chiens, j'ai pas encore essayé !!!
Il y’a des moments où l’envie de baiser est si oppressante qu’on a envie de s’envoyer en l’air avec tout ce qui bouge, et même parfois ce qui ne bouge pas ! Heureusement, pour cela, existe l’Apex ! Un complexe sur deux étages qui vous accueille sans complexe, de cinq heures du matin à midi, petit déjeuner protéiné inclus. Il est même possible d’y vider ses bourses sans qu’il en coûte trop. Bref, le lieu idéal pour finir la nuit en beauté, à condition de n’être pas trop regardant.
On peut se dire que, dans la demi-obscurité, les produits consommables ne sont pas de toute première fraîcheur mais il arrive qu’on tombe sur quelques perles, ainsi que sur des honteuses pseudo hétérosexuelles qui se laissent fatalement choir dans les canapés crasseux de foutre et se laissent même sucer, en faisant parfois semblant de dormir. Ca doit être cathartique mais quoi qu’il en soit, c’est plus tendance ! Donia et moi, assise dans ce paradis hypnotique, ne loupions pas une miette des ébats et des discussions qui allaient bon train, sous nos petits yeux fatigués : à un moment on se serait presque cru dans un film XXX à gros budget, du genre les productions de « Si t’es Beur » !
Un groupe de délinquants sur le retour se disputait au sujet d’un kidnapping de veste. Emoustillée par toute cette agitation populaire, on a bien cru que ça allait finir en baston ou en plan abattage de seconde zone mais que nenni : une grosse fille avec un véritable vagin garantie 100 % pur porc, mais pas franchement certifiée BIO, débarqua de nulle part et s’empressa de proposer sa chatte gluante en libre-service. Ni une ni deux, elle s’est fait sauter dans une cabine par les petits loubards, les uns après les autres.
Donia a confessé avoir mouillé sa petite culotte, en reluquant un petit voyou sexy à calvitie, alors que moi, avachie comme une truie alcoolisée dans un sofa, je me faisais tripoter le cou par un balafré niais et bedonnant, qui ne tarda pas, la chance tourne, de finir dans une cabine avec Jordanna, la fille mal cachée d’Elvis Presslait. Cette dernière est aussi anecdotique que sa gueule est passe partout. Néanmoins, elle est connue de toute tapette pour son look o combien scintillant, sa prestance de fantôme. Bref, Jordonna me reluquait avec les yeux de l’amour et surtout, n’ayons pas peur des mots, de la désespérance.
N’ayant pas suffisamment d’imagination pour imaginer le coït de ces deux sexes symboles d’impuissance, j’ai délicatement posé mes chastes oreilles contre la porte de leur cabine afin de les écouter. En vain, la musique du connasse couvrait vraiment tout. C’est alors que, sortie du noir, une créature immonde rappliqua, limite film de zombie, la bave aux lèvres, se ruant sur moi et moi, évidemment, j’ai pris peur, j’avais pas encore vu le film Rec(tal ?) mais ce truc humanoïde bougeait super vite : en voulant m’échapper, en courant telle une Pamela Anderson sur la plage, je me suis pris la poutre en pleine gueule. La chance finalement n’a pas tourné longtemps : Susan is Back !
Susan KO 1 à 0. Se relèvera-t-elle ?
Vous le saurez (ou pas…) dans le prochain épisode !
Découvrez Various! C'est une shame que de les appeller Various, alors que ce sont des punk stars quoi. Le punk, c'est Funk !
GOGOLE BOUTIQUE :
comment se debarasser d une salope qui drague votre mari : Débarrasse-toi du mari, idiote, ça prend moins la tête et c'est surtout beaucoup plus facile !
01 juillet 2008
Les hommes ne savent plus écrire

Les filles, j'crois qu'on s'est trompé de rayon...
TOUT LE MONDE A BESOIN D'UN BON SAUCISSON !
Seulement voilà, les temps ont bien changés et parfois,
revenir sur les lieux du passé ne ravive ni les souvenirs ni même ne colore le
présent. Que faisions nous dans cette galère ? C’était la soirée « messagerie
rose » du Couloir : dès que vous arrivez, on vous badigeonne d’un numéro vert
si vous êtes désespérée d’être seule, ou d’un numéro rouge, si vous êtes
désespérée d’être en couple. Ensuite, vous entrez dans l’arène des fauves et
advienne que pourra.
Bien sûr, il n’est pas question de rencontrer, dans cette
kermesse homosexuelle d’un bien mauvais goût, de jeunes fauves en rut, mais
plutôt un festival odorant particulièrement gerbant, copieusement entretenu par
des danseuses épileptiques et grotesques qui n’arrêtent pas de lever le bras,
pour aérer leurs aisselles fermentées. Donia a au moins la correction de porter
des chemises à manches longues, cachant les petits saucissons roses et dodus
qui lui servent de bras. Les bouses musicales défilent les unes après les
autres dans la night et Donia s’absente de temps en temps pour visiter
l’aquarium : une toute petite sale puante où il est possible de fumer, sans
déranger. Première chose qu’elle fait avant de se plaquer contre un mur pour
fumer : elle taxe.
Et moi je danse, je danse, y’a plus rien qui compte que la
danse. J’ai l’esprit de Lova Moor en moi qui pétille, c’est limite si j’ai pas
envie de me rouler toute nue dans la rosée. Et voici que déboule sur moi un
petit chat bien gaulé qui me propose de passer le reste de la nuit avec lui. Ce
qui est bien, c’est qu’il me laisse le choix genre, il ne commence pas à me
trifouiller la graisse de partout, il ne pétrit pas mon cul comme de la pâte à
pain, ne me bave pas des torrents dans la bouche, il veut simplement - élégance
quand tu nous tiens - qu’on s’adonne tranquillement à la fornication, une fois
la fermeture du couloir. Je peux dire oui ou non, c’est super pratique, cela me
laisse le temps de faire des emplettes et de tomber amoureuse. De toute façon,
il suffit que Donia revienne pour qu’il se casse, probablement essayant de
tenter sa chance ailleurs.
Donia c’est une super copine, sérieux, je me demande si
elle n’est pas un peu magicienne : dès qu’elle se casse fumer, y’a un mec qui
m’approche et vient me parler, sans utiliser la ce système pathétique de
messagerie. Bref, Donia, c’est le genre de fille qu’on aime de loin ! Du reste,
cette gueuse et Harry monopolisent un long moment le facteur pas franchement
débordé. Pendant ce temps, un second mec vient me brancher : c’est le genre
petit étudiant mignon mais fade, propre sur lui, plutôt souriant. Il vient me
faire un compliment téléphoné et moi, comme une conne, je souris même pas genre
: qu’est ce que tu viens faire chier ? Je sais déjà que je suis belle,
connasse. Toi par contre, vu ta gueule et ta gentillesse, on voit bien que tu
débarques de la cambrousse ! Du coup, le mec retourne fissa voir ses potes et
moi je reste comme une conne à dansotter presque toute seule sur la piste. Mais
la partie n’est pas finie, loin s’en faut.
Peut-on réellement finir une soirée comme ça, sur une note aussi négative, en ne rentrant pas accompagnée, avec seulement trois touches ? (Note à Béné : oui, j’en ai zappé un pour faire plus court connasse, c’était un thon et les thons ne méritent pas de sortir de l’eau, qu’il fasse un blog, comme les autres thons et qu’il ne pollue pas le mien, car j’ai pas envie que ça devienne une salade ici !) Assurément pas ! Nous avons alors eu l’idée lumineuse, Donia et moi, de poursuivre la nuit dans un véritable sanctuaire de la perdition, le genre d’endroit où il est possible de monter un cheval mécanique jusqu’à la levée du jour et bien au delà, dans une ambiance de franche camaraderie clairement assumée, j’ai nommé : l’Apex. et l’Apex… hummm c’est sexe !
Découvrez Images!
pour avoir un bon point ! Where is Emile ?
SAVAGE GOGOLE :
peut on manger des cereales perimées : y’en a bien qui suce des bites périmées, ça les empêche pas d’être en bonne santé, regardez Pamela Wonderfol, elle pète la santé !
26 juin 2008
On n’échappe pas à la fatalité

Extrait du journal de Susan :
"Dans les années 30, Donia Odorat aurait pu être une actrice renom, hélas, elle n'était pas née, et la mode, désormais, est à l'anorexie. On échappe pas à la fatalité."
***
Le temps c’est une notion qui nous échappe toujours. Tenez, par exemple, on pense le maîtriser, pouvoir gérer un emploi du temps, même le plus drastique et voilà qu’ il nous arrive toujours des imprévus de taille… tels qu’une copine obèse, qui vient se taper l’incruste chez vous. Donia la Polonaise, produit 100 % naturel en provenance de Mont Suce les Pines, revenue au pays des sapins pour s’acoquiner de nouveau avec sa forestière, après une séparation qui a fait les choux gras de la presse gratuite, est de celles qui s’imposent et prennent de la place.
Dans son enfance, Donia a très vite développé des goûts paranormaux : fan de Mylène Farmer avant même d’avoir franchi le stade anal, qu’elle n’a toujours pas dépassé, soit dit en passant, elle est allé voir, alors qu’elle marchait à peine, un concert de Dorothée, lesbienne notoire, et a passé son enfance candide devant un poste de télévision, à contempler Jem et les hologrammes, se nourrissant de rêves de petites filles. Elle pensait un jour devenir chanteuse de rock, avoir les cheveux rose, mais il en fut tout autrement. La destinée lui a choisi un tout autre parcours : la vie d’une ménagère obèse et pauvre, dans une banlieue accessible uniquement par auto car.
Certains diraient qu’il est pathétique de se faire conduire ainsi, de ne pas posséder son propre véhicule mais voyez les choses en face : Donia est toujours seule dans l’immense bus qui la conduit à Fyon, c’est comme si, finalement, la chance lui avait enfin souri : elle peut prétendre avoir son chauffeur attitré et jouer ce rôle de baronne qui exalte tant ses sens. Evidemment, moi Susan, qui ne suis qu’une petite fille de français moyen, comme cette chère Sheila, je suis heureuse de la retrouver : depuis sa retraite dans ses quartiers de campagne, à Mont Suce les Pines, je n’étais plus invité dans les soirées débranchées des kosovars, aux White parties gluantes de la Morvandelle, tous ces événements où l’alcool discount coule à flot, en compagnie de ce bon vieil Harry, désormais arrêté par la police. Devenir sobre et respectable ne plaisait, à vrai dire, qu’à mon voisinage, lassé d’entendre les ritournelles sirupeuses de Nina Hagen.
Pour une première soirée, nous sommes très vite tombée d’accord, elle et moi, pour avoir un passé commun, qui fait désormais partie des annales. Non, je n’étais pas obèse, ni même gavée à la cochonnaille, je n’étais pas non plus étudiante dans la même université que Donia, dans la même spécialité et, évidemment, je n’ai pas hanté la même résidence universitaire que cette dernière, pourtant, force est de constater que nous avons une chose en commun, dans notre façon de quadriller la ville, de la souiller avec notre présence : le Couloir a été, il y’a quelques années, avant qu’il ne perde de sa superbe et devienne un lieu pour les pédales de basse extraction, notre quartier général, et même, n’ayons pas peur des mots, une raison suffisante de vivre.
Découvrez Pakita! (jt'ai dit que tu bouffais n'importe quoi, connasse ! Ca se trouve c'est toi qui a volé le tricycle de ma voisine !!!)
ADORABLE GOGOLERIE
bestiole inconnu qui est
gluante a la couleur bleue qui a les yeux rouge et qui susse le sans la nuit :
Je t’informe, chère lectrice, que Donia a suspendu ses activités peu
reluisantes depuis qu’elle est en couple, c’est devenu une personne presque…
respectable !
23 juin 2008
Une bonne voisine... (prologue)

Susan Malheur, saison 5...
Tous les secrets seront dévoilés !
(Reste pas devant la maison, tu fais de l'ombre avec ton gros cul !)
Bonjour, je m’appelle Susan et je vais vous raconter mes toutes dernières aventures. Depuis mon arrivée sur la champêtre ville de Fyon, voici quelques années, il s’en est passé des choses, toute une vie que mes voisins ignorent totalement et pourtant, ils n’ont de cesse d’épier mes moindres faits et gestes. Ils ne savent pas, par exemple, que j’ai quitté un mari aimant et dévoué, un travail dès plus épanouissant - payé au SMIC - pour découvrir une vie toute nouvelle, faite de mésaventures palpitantes, de rencards foireux, de fêtes sans queue ni tête.
Ils ne savent pas que je suis rentière discount, c'est-à-dire que je jouis de l’insigne privilège de bénéficier de vacances prolongées, tous frais payés, pendant qu’eux se tuent à la tâche, tous les jours que Dieu fait, pour un salaire de misère : j’ai déjà trouvé des lettres de la CAFT, adressées en leurs noms, dans ma boite aux lettres. Bien évidemment, en bonne et aimable voisine que je suis, je me suis empressée de leur remettre ces lettres en main propre. S’il est une leçon que j’ai bien apprise de ma grand-mère siPhylis, c’est qu’il faut toujours lécher les culs pour pouvoir les baiser !
Je suis une voisine modèle : je ne fais pas trop la fête dans mon appartement, je ne bois jamais chez moi, préférant vomir chez les autres. Je n’écoute pas de musique violente ou sulfureuse après 22 heures une tapantes et procède avec application au tri sélectif, ce qui ne m’empêche pas de coucher avec n’importe qui, lorsque mes hormones se détraquent. Parlant d’hormones, il est un fait courant que les ménagères qui vieillissent (à force se tuer à la tâche) finissent toujours par perdre le goût du sexe. Je ne parle pas d’un problème lié aux papilles gustatives, mais du manque cruel de sex appeal des habitants du voisinage : qui donc pourrait exciter cette curieuse de Susan maintenant que le superbe plombier d’en face est parti, laissant place à une créature obèse, qui passe sa vie à moitié nue devant sa fenêtre ?
Impossible, malgré l’utilisation
de mes jumelles, de déceler le moindre chibre dans cet assemblage de bourrelets
pharaoniques ! Il était sans doute temps pour moi de brancher à nouveau mon
love computeur afin de déceler un tout nouveau fantasme, voire, au pire, de
rencontrer l’homme de ma vie. C’est ainsi que, renouant avec ce cher logiciel
connu sous le nom de AIME SM, j’ai croisé une amie que je n’avais pas vu depuis
des lustres et celle-ci me proposa de la voir au plus vite, afin de rattraper
le temps perdu…
Découvrez Gérard Blanc! connu pour être le mari de la splendide et talent-tueuse Annie Pujol
(ce n'est pas une marque d'huile d'Olive, idiote !).
GOGOLE STORIA
amour entre ben et susan dans une saison blanche et sèche : je peux t’assurer que si cette saison 5 sera blanche, elle ne sera absolument pas sèche. Aie confiance dans le pouvoir de la muqueuse, connasse !
09 juin 2008
La sorcière à l’ouest

Pamela Wonderfol EX CALL GIRL
Come on girl, do you believe in love ?
Coincée avec trois commères fabuleuses, dans un bureau insalubre, sous un néon pas franchement aveuglant d’une puissance maximale de 30 watts,
Susan, chargé de réaliser une étude supra capitale, travaille en tant que $ secraiterre compta $
pour une maison de retraite ma foi pleine d’avenir : on l’a prévenu qu’un jour
prochain arriverait Lilimerde Clements, la bête noire du service, revenant de
vacances longues de quatre ans. Toute la magie des arrêts maladies.
Saviez-vous, chère lectrice, que la réalité dépasse parfois la fiction,
qu’il existe des individus d’un exotisme rare et raffiné qui font passer votre
vie pourtant si mouvementée pour terne et pathétique, bref, ce genre d’individu
tellement haut en couleur que même une série débillissime n’en voudrait même
pas ? Susan, cette gourde, sans même ouvrir ses chakras, parvient toujours à
les attirer dans son sillon alors évidemment, quand ses dévouées et sémillantes
collègues lui apprirent, pendant la pause thé, le retour prochain de Lilimerde
Clements, Susan s’attendait à du lourd et s’est dit : avec le bol que j’ai,
elle va se retrouver dans notre bureau, à tapoter à ses côtés, elle sentira le
patchouli et mangera des sardines en buvant du café. L’angoisse !
Un jour que le néon de 30 watts s’apprêtait à rendre l’âme, éclairant les
workeuses par intermittence, un homme aussi sexy qu’un veau mort pendu à un
crochet est venu inspecter le bureau de ces drôles de dames afin de vérifier
leurs conditions de travail, au moment même où ces connasses se sont
délibérément plongées dans l’obscurité parce qu’elles en avaient marre de cet
effet discothèque. Ségolène, Martine et Bourriquette furent alarmés par
l’étrangeté même de cette visite : une tête bovine a dépassé de la porte, puis
l’homme est entré avec la responsable du service. Ils se sont mis à roder dans
le bureau. Evidemment, le con avait le regard qui traînait vers les computeurs,
comme les girls étaient presque dans le noir, on ne peut pas vraiment dire
qu’elles surfaient avec doigté sur les touches de leurs PC. Heureusement, Martine avait
emprunté une lampe de chevet à une pensionnaire pour que ces connes puissent
voir qui racontait quelle connerie (et que personne ne dépose de crottes de nez
dans les mugs).
« C’est normal si y’a pas de lumière ? », demanda le type.
Bourriquette de répliquer direct avec sa voix pâteuse : « ça recommence
ce truc. La lumière bouge toute seule. Ca s’allume et ca s’éteind. Ca fait des
clics. Susan avait mal à la tête alors on a éteint. »
Evidemment, Susan n’avait strictement rien à voir avec cette histoire,
mais passons. Le type s’en est allé fissa et le lendemain, Susan, hyper
matinale, aperçut un truc vaguement humain, tout à fait étrange dans le couloir
: une espèce de momie lavasse et décharnée aux cheveux aussi rêche de la
paille, grisâtres. Cette chose décanillait comme un zombie. Ses habits de
manouches étaient recouverts de poil de chats, pour un effet mode chamanique du
plus bel effet. C’est bien simple, on se serait presque cru dans un remake
franchouillard de Silent Hill.
WHO’S THAT GIRL ?
(Extrait du bestiaire de Susan, chapitre : les créatures qui arrivent pas à hanter la night)
Lilimerde Clements, créature de sexe féminin, est employée depuis bientôt
trente ans dans la maison de retraite X, pistonnée par un homme influent dont
Susan n’a pas retenu l’identité ; invirable, cette dernière, qui se prétendait
chanteuse, fut une grande amie de Gilbert MonPanier. D’après ces dires, elle
aurait vécu la bohème et l’excitation des salles combles, les applaudissements
en cascade et les torrents de sueur qui dégoulinent sous les spotlights des
tropiques. Cette étonnante carrière de chanteuse lui prenait tellement de temps
qu’elle a décidé, un beau jour fait comme un autre, de ne pas avoir d’enfants
et, mieux encore, de consacrer tout son temps libre en travaillant à la maison
de retraite X. On ne peut qu' applaudire ce sens du sacrifice !
Fraîchement débarquée dans cette nouvelle vie, elle eut beaucoup du mal à
séduire le personnel, qu’elle regardait bizarrement et qui a fini, aussi, par
la regarder bizarrement : la pauvresse ne savait rien faire du tout, à vrai
dire, elle était incapable de quoi que ce soit. Associable de première, elle a
fini par échouer dans un bureau toute seule, avec pour seule mission de trier
et distribuer le courrier des prisonniers (synonyme de retraités) une tâche
fort simple qu’elle peinait à accomplir convenablement. Souvent, les lettres
revenaient à une autre employée qui n’était pas tendre avec elle, ras-le-bol oblige.
Un jour sûrement fait comme un autre, entre deux arrêts maladie, elle menaça
cette dernière : « toi, je vais te jeter un sort, toi je vais te jeter un sort.
» devant l’assistante médusée. Quelque temps plus tard, cette pauvre femme
qu’elle a menacée eut un cancer, dont elle ne se remit pas. Fin de l’histoire. N'est-ce pas étrange ?
.
Les histoires de bureau, comme vous le voyez, peuvent atteindre des
sommets insoupçonnés !
Alors que Lilimerde n’effectua, par chance, qu’un seul
jour de travail pour disparaître à nouveau dans les rouages de arrêts maladie,
Susan, plus pimpante que jamais, et surtout heureuse d’avoir terminé sa mission
intérCrim, quittera ce boulot tranquille, sans trop de grabuge, mieux encore :
avec les félicitations de la directrice à la classe porcine, pour s’envoler de
nouveau, en bonne chomereuse, pour de toutes nouvelles aventures fyonnaises.
Aucun spoiler n’est permis - évidemment - mais sachez d’ores et déjà que de
nouveaux personnages viendront bientôt émailler les récits de la vie pathétique
de Susan, d’anciens personnages, plus virulents que des morts vivants,
reviendront en guest tare… N’oublie jamais, en attendant ces nouvelles
histoires que l’amour, c’est comme le vomi, ça laisse toujours des traces !
Découvrez Jean-Pierre François!
A moins que ce ne soit lui qui vous découvre hummmm
GOGOLE STORIA
espèce de tétine ou verrue sur
le visage : j’te conseille d’aller sur le blog de Donia Odorat, c’est elle
la spécialiste dans ce domaine !
05 juin 2008
Le Club des Ragoteuses

Tous les jours à la pause
Elles font péter le Cake !
Résumé des épisodes précédents
Susan, à la recherche d’un nouveau métier, revient aux sources de la
bureaucratie en devenant $ secraieterre compta $ dans une maison de retraite.
Chargée d’une étude méga importante et décisive concernant la santé des corps
pourrissants et perruqués hantant les lieux, Susan, qui s’attendait à avoir son
propre bureau, a très vite déchanté malgré le luxe apparent du lieu : sans aucune dignité, on l’a
coincé dans un bureau insalubre, que même la lumière du soleil n’atteint pas !
Voilà donc notre pimpante Susan dans un nouveau bureau, pour de nouvelles fonctions, dans une vie pas franchement nouvelle. Ce bureau, elle devait le partager, malgré elle évidemment, avec trois créatures ménopausées, tapant sur leur clavier à deux à l’heure, de peur de laisser quelques copeaux de doigts entre les touches : l’arthrite, c’est franchement le mal du siècle. On présenta Susan vite fait à ses nouvelles copines, sur le coup de dix heures. Susan comprit très vite que cette heure-là était celle d’un curieux rituel métaphysique :
A dix heures tapantes, Ségolène, la plus jeune, sort un journal qu’elle ouvre à toute vitesse pour lire avec une petite voix pincée des petits textes ridicules et pathétiques. Susan ne comprenait pas trop car à chaque fois qu’elle lisait quelque chose, elle rigolait comme une tarée avec ses collègues Martine et Bourriquette. Elle réalisa très vite que c’était l’instant blague du jour, seulement voilà : les blagues étaient encore moins marrantes que celles des emballages carambarges ! Alors Susan se mit à chercher en vain ce qui provoquait cette espèce d’hystérie paranormale : c’est limite si le dentier de Bourriquette se décrochait pas ! Et c’était ainsi, tous les jours, à dix heures tapantes. Le premier jour, Susan pensa qu’il y’avait aussi une pause de ce genre pour l’horoscope, ce qui donnerait par exemple :
Cancer : D’humeur joviale, vous apprendrez une nouvelle qui vous décrochera la mâchoire : il se pourrait bien que cette fois-ci, votre belle mère succombe de son cinquième cancer !
Vierge : Ce que vous attendiez depuis si longtemps est sur le point de se produire : votre hymen plein de croûtes va se reformer et vous retrouverez votre virginité. Inutile de dire que la fraîcheur n’est pas de votre côté, parce que la planète Vénus s’est tirée super loin dans votre plan zodiacal !
Balance: Vous serez tellement excitée qu’on pensera que vous avez choppé la fièvre porcine. En réalité, la promotion dont vous avez rêvé depuis des années vous sera vraisemblablement accordée, grâce à vos dons reconnus dans le domaine de la délation. Ce qui est d’autant plus valable si vous êtes balance ascendant balance.
Et toi Susan, qu’elles diraient les morues, t’es de quel signe ?
Et bien non, il ne faut pas rêver : pas de pauses horoscope au pays des lentes du clavier. Mais des pauses bonbons (merci le dentier), et une pause thé, café et chocolatine un peu n’importe quand, ce qui bien sûr est séduisant. Bourriquette, la plus bête du service, genre « lente du bulbe j’aligne trois mots la minutes » faisait souvent sa maligne, quand elle se retrouvait seule dans le bureau avec Susan, grâce aux horaires flexibles du service :
« Susan, tu
veux un thé ?
- Oui, je veux bien.
- Moi je prendrai bien un café ! »
Et bien sûr elle ne faisait jamais rien la grosse, elle bougeait même pas d’un millimètre son gros cul tout gras de son siège : elle attendait carrément que ce soit Susan qui lui serve son petit café, la gorasse ! Mais comme Susan n’est pas du signe du Verseau, elle se faisait pas avoir comme une conne par des manœuvres basses et manipulatrices digne des plus mauvais sitcom. Ca non ! Susan ne bougeait pas non plus et du coup, les deux pauvresses ne buvaient rien du tout. La vie de $ secraieterre compta $ c’est quand même quelque chose de complexe, de très social : il ne faut jamais se faire bouffer, et faire très attention à ses collèges : un lundi, LiliMerde Clements revint travailler après un arrêt maladie de quatre ans et le service se mit très vite en mode alerte rouge ! Grâce aux pouvoirs inestimables des ragots, Susan sut très vite à qui elle avait affaire. Mais cela, c’est pour le prochain épisode, bitch, tu crois pas que je vais te livrer tous mes secrets en une seule fois ! C’est pas encore les soldes !
Ferme les yeux et subis ce plaisir, idiote !!!
GOGOLE FOLIES
qui inventa le sonotone : sans doute le mec de Donia Odorat, celle-là, quand elle dort, on l’entend même quand on est pas dans la même pièce !!!
27 mai 2008
Susan à la maison de retraite

I WILL SURVICE
De nouvelles amies pour Suzie !
La maison de retraite, c'est Cocktail !
Résumé des épisodes précédents
Susan, devenue contre toute attente
loueuse de chambres, s’est doublement grillée à son travail en dévoilant son
homosexualité ainsi queue ses désordres rectaux. Décidant de se rendre à la
soirée Supplice en pensant se changer les idées, non seulement elle a été
abandonnée par ses amies de biture mais elle fut harcelée par des tapettes
méchantes qui en voulaient à son cul ou, pire, à son sac à main. En essayant de
les semer dans les rues de Fyon, elle s’est lamentablement perdue vers la
gare de Pewache.
Evidemment, Idiote, Susan, débrouillarde comme jamais, a réussi sans trop de problème à retrouver son chemin, en soudoyant deux ou trois clochards au visage bubonique. En moins de temps qu’il n’en faut, elle parvint à trouver la fameuse gare, et dans celle-ci, le non moins célèbre métro : direction la maison, une petite nuit pas vraiment réparatrice car le lendemain, il fallait remettre ça all night long : louer des chambres, encore et encore, nettoyer le sol dégueulasse sur lequel ont marché des hommes d’affaires à verrues et leurs sacs à sperme attitrés, préparer des petits déjeuners aux alentours de cinq heures du matin, en graillant du fromage, des meuf’ins et des cakes aux fruits congelés, en quantité déraisonnable, le tout en parlant avec le veilleur pédé de desperate housewives - saison 4, en faisant des pronostics sur la grève des scénaristes et ce genre de discussions absolument essentielles pour toute tapette qui se veut culturée. (Cette grève est terminée, au cas où tu es arriérée, alors fonce rattraper ton retard, andouille, tu verras la série part en live grave !)
Que se passera-t-il dans cette maison de retraite ? Susan parviendra-t-elle, ici, à se faire de nouvelles amies ? Parviendra-t-elle à s’incruster dans les ragots, sans devenir elle-même le sujet principal des commérages ? Cela, et plus encore, vous le saurez en suivant les aventures de Susan l’exploratrice des (blow) jobs !!!
(Hymne pour retraités)
staff farmer mylene stresse : tu m’étonnes qu’il
peut être stressé, son staff : les places sont mises en vente alors que les concerts
commencent l’année prochaine. C’est ça le professionnalisme : 1 an pour pomper
des idées à droite et à gauche pour monter un concert léthargique, c’est pas de
tout repos, ça c'est sûr.
24 mai 2008
La Descente aux enfers

OPERATION MARACASSE
TIRE-TOI CONNASSE TU ME LES CASSES
Résumé des épisodes précédents :
Susan, de nouveau dans la vie active pour quelques
semaines, s’est doublement grillée à son travail en dévoilant sa pédesexualité
ainsi queue ses désordres rectaux. Pour décompresser, elle a décidé de se
rendre à la soirée Supplice, à la Chatte Pèle, célèbre boite fyonnaise pour
pédale bourges. Seulement voilà, la Papillon est partie à cause d’une déception
sentimentale puérile, quant à la célèbre Eddie Bite, elle s’est également
tirée… pour se faire tirer par un vendeur de bonbons avant que le jour se lève,
histoire qu’il ne voit pas, avant de la fucker deeply, son teint ravagé par la
gélatine de porc et son antiride de supermarché.
Susan, désormais seule, remarqua que, d’un coup, tout le
monde se mit à disparaître : Etait-ce parce que les tapettes étaient toutes
fatiguées et voulaient reposer leurs orteils de pieds nécrosés par les
dancefloor ? Ou bien, comme Eddie Bite, pour profiter des derniers instants de
nuit, évitant ainsi de dévoiler combien elles sont laides, sous la lumière
éclatante du soleil ? Peu importe : Susan, elle, se remit à danser, pour
constater que la musique était de moins en moins bonne maintenant que les six
heures du matin étaient franchies. Pire encore : les mecs torses nus, gluants
de sueur, remettaient un à un ces t-shirts qui pendaient comme des bourses de
vieillards à leurs jeans. L’espace vide se révélait : un beau mec pour dix
thon à la ronde. Suspense !
De son côté, le DJ essayait tant bien que mal de virer
toutes ces mongoliennes qui n’ont pas de maison en infligeant à leurs tympans -
probablement déjà endommagés par des disques pourris - une correction digne
d’une leçon de musique au collège, mais bien sûr, la plupart de ces connes,
téméraires, n’entendirent même pas le message subliminal (dégage connasse !
va faire ta night ailleurs !). Ainsi, ces pauvresses continuaient, sourires
figés, de secouer leurs bourrelets, non loin de la rayonnante Susan, qui
faisait là son sport annuel, sport gâché par deux ou trois poliomans n’ayant
pas eu vent des ouvrages fort passionnants et ludiques de Nadine de Rothschild
: Susan fut franchement agacée parce qu’une bombe puante torse nue n’arrêtait
pas de se mettre vers elle, de la frôler, quand elle ne la regardait pas en
face, avec sa gueule d’amour fanée. Son odeur de paprika moisi écœurait tant
Susan qu’elle se mit à changer de place.
Erreur fatale 404 et pas 69 : un monstre dodu, du style
bear éthéré, au visage genre méga bulldog, se mit dans l’idée de pogoter tout le
monde. Non seulement il marchait pas droit, mais il rentrait dans le gras de
chacun, le regard dans le vague. Sa cible préférée, ne le cachons pas,
c’était votre Susan préférée, exaspérée, mais qui tenait malgré tout,
masochisme aidant, à rester et profiter de la musique jusqu’à au moins huit
heures du matin : une chanson du CONfessions on the dancefloor de Macdonna
électrisait vaguement l’atmosphère morte, alors la pauvre fille en attendait
une autre, genre comme si elle avait pas l’album à la maison. Dans l’attente de
cette song, Susan se posa au bar, dans une pose languissante genre truie avachie.
Erreur fatale je sais pas combien : deux follasses du
genre à squatter le Couloir, que Susan n’avait jamais vu auparavant (des thons
pareils ça ne s’oublit pas, en général, ça reste en boite, car on ose pas les
en sortir pour les déguster) se mirent à mater Susan comme des tarées et se
coller à elle, si bien que Susan se déplaçait sans cesse, pour les esquiver,
mais elles revenaient toujours à l’assaut, avec leurs gueules enfarinées. Que
faire ? L’hystérique, en leur gueulant dessus ou en souffletant d’un revers
gracieux mais puissant leurs petites gueules de suceuses au rabais ou bien agir
en grande dame et faire comme si de rien était ?
Susan opta évidemment pour la seconde solution, bien que
la première ne fut pas franchement dangereuse vu le gabarit anorexique de ces
deux pauvresses ! Qu’elle ne fut pas son erreur de voir que cela excitait
davantage les deux jouvencelles : après vingt minutes, la patience de Susan
commençait à s’épuiser d’une force ! Alors, pour ne pas péter un cable on the
dancefloor, pour ne pas être interdite de Chatte Pèle (Note à Béné : Susan a
déjà été interdite dans certains endroits pour le bordel qu’elle y a foutu.) Susan
décida de s’envoler chez elle et de rejoindre le métro, seulement voilà,
lorsqu’elle s’en alla, les deux connasses s’empressèrent de récupérer leurs
vestiaires pour la suivre, excitant les nerfs de Susan. Mieux que de la
vitamine.
Susan, comme vous le savez, est
une détective hors pair, une enquêteuse de choc, une manipulatrice géniale,
qu’on aurait pu appeler Habile Ewing, mais c’est également une semeuse de
première ! Non seulement elle peut semer les mecs dans une relation qui devient
trop chiante, mais elle peut échapper à ses assaillants en moins de deux :
dévalant la montée des croulants au risque de froisser son tailleur croco
chamelle, marchant d’un pas pressé sur le pont pour rejoindre la gare de
Pewache, Susan se mit à zigzaguer dans les rues, se retournant pour voir si les
deux bougresses la suivaient. Ces deux connasses couraient, et Susan était
morte de rire de les voir : on aurait dit les vamps botoxées et sous acide ! Et puis bien sûr,
comme Susan gagne à tous les coups, elle a bien fini par semer ces deux idiotes,
seulement voilà, Susan ne traînant pas vers Pewache, se retrouva complètement
perdue dans une zone sinistrée qu’elle ne connaissait pas, prise à son propre
piège. Personne dehors, aucun plan, rien pour lui indiquer son chemin : Susan
dans la looze jusqu’au cou ! Retrouvera-t-elle le chemin de sa maison ?
GOGOLE STORIES
combattre les taupes : En voila un combat qui est important et sain pour ne pas dire valorisant ! Mort au diktat des taupes qui pourrissent la night !
