10 septembre 2008
Une carrière avortée

Le Monde de Susan
Règle numéro 2
Toujours se faire accompagner quand on va avorter !
Scène coupée au montage (car personne n’a été monté),
entre deux épisodes.
Excitées par la perspective de soirées toujours plus
étonnantes, en quête de l’ultime frisson, Donia et moi avons décidé d’un commun
accord de prendre un abonnement à l’Apex, passant plusieurs de nos nuits là-bas
: le Couloir, désormais, nous semblait bien fade, vu les possibilités énormes
et surtout folkloriques d’assemblement des corps, la multiplication des
happenings, ici ou là : c’est que ça gigote, dans les culottes ! Inutile
d’avoir eu des bonnes notes en chimie et biologie au lycée pour passer les
examens requis.
En attendant que les videurs lardonneux de ce sanctuaire
ouvrent les portes, nous errions sur les quais, trouvant toujours des endroits
pas trop crades où poser nos croupes fatiguées, vidant des bouteilles que nous
avons préalablement achetées avec nos petites économies. Dans la nuit froide et
obscure de Fyon, nous nous sentions libres, confessant nos vies pathétiques l’une
à l’autre, pour mieux nous connaître. Donia, complètement imbibée, racontait
toujours qu’avant d’être grosse, elle « était cher beau gosse » et faisait
tourner les têtes de toutes les tapettes du couloir. A mon avis, c’est plutôt
l’alcool qui lui faisait tourner la tête ! Limite si elle ne croyait pas aux
vies antérieures, la pauvre ! Une seule chose était sûre dans cette affaire :
elle et moi étions bel et bien victime du mauvais œil.
Pensant que j’allai récidiver mes exploits buccaux dans
notre nouveau quartier général, je me suis bien fourré le doigt dans l’œil et
pas ailleurs. Ce soir-là, je me souviens, ils avaient mis du temps à allumer la
lumière, en haut, et il y avait personne, juste moi et Donia, comme des connes,
sur le sofa, attendant que quelque chose d’extraordinaire se produise. Il a
fallu une heure pour qu’un groupe de mecs peu recommandables, en blouson en
cuir, se radinent avec deux prostituées vulgaires. Ils s’entassèrent non loin
d’un rebord noir, en rond, préparant en secret des lignes de C et bien
évidemment, ils ne nous proposèrent pas de nous joindre à eux ! Toujours égales à nous-mêmes, Donia et moi,
nous nous précipitâmes sur le rebord une fois ces radins partis, histoire de
sniffer les restes de C : quelques petits points ici ou là. A croire que nous
étions maudites : les gens ne gaspillent plus ce qui est bon. Satanée baisse du
pouvoir d’achat !
Le soir qui a suivi, la malchance était encore avec nous :
cette fois-ci, il y’avait du keum, mais il fallait voir la qualité ! Je me suis
même demandée si il y’avait pas eu une explosion nucléaire sur Fyon, tant les
mecs étaient laids, limite difformes, et vieux, aussi. On dit que ce n’est pas
juste, la sélection naturelle, devant les boites des nuits, pour y rentrer,
mais je vous jure que ce soir-là, on se serait cru à un casting pour la colline
à des yeux. Alors, quand ce grand dadais sexy est entré, j’ai retenu mon
souffle. Donia et moi, on s’est mis à pérorer direct : il est beau, c’est un
hétéro perdu, il cherche. Donia, confiante en mes possibilités nouvelles de
séduction, m’encouragea avec des paroles qui font presque penser qu’elle est
une vraie amie : « tu vas pécho ».
Le mec se pose à mes côtés et cela m’intimide, surtout
qu’il ne fait pas du tout tapette, le genre qui n’a vu que sa queue - peut-être celle d’autres mecs, mais seulement pendant le jeu de la biscotte, ce
jeu qu’il a essayé de perdre, histoire de goûter un autre sperme que le sien.
Visiblement, si ce mec était là, c’est parce qu’il était cuité : les yeux
vagues, désorienté, il commença à m’adresser la parole, me collant presque et
me demandant, après quelques minutes d’une discussion surréaliste, ce que moi
je cherche. Malgré ma timidité légendaire, je lui annonce solennellement que j'éprouve le désir de sucer une queue.
J’ai du mal à dire ça : je crois que c’est la première fois que je sors un truc
pareil à un inconnu ; d’habitude, je garde ce langage châtié pour les mecs avec
qui j’ai quelques affinités, ceux que je revoie. Mais là, je lui claque ça, au
mec et il m’embrasse direct On s’embrasse mais visiblement ça dure trop longtemps pour
lui cet échauffement et le con, il se barre et va se coucher sur l’autre
canapé, le connard !
Au départ, je ne comprenais pas trop pourquoi : peut-être
qu’il n’aimait pas mes baisers fougueux, peut-être qu’il ne voulait pas que je
le suce, peut-être que j’étais trop mal rasée pour lui, ou je ne sais quoi
d’autre. La véritable raison, c’est qu’il voulait cuver son vin en toute
tranquillité : il s’allongea à côté d’un laideron et s’endormit aussitôt. Le
laideron en profita pour défaire sa ceinture et lui pomper le dard : on entendait ses gargarismes
pendant plus d’une heure, il le suçait en vain, n’en tirait rien du tout et du
coup, ce thon atomique finit par se barrer, laissant le bel hétéro perdu endormit, la queue à
l’air, jusqu’à la fermeture !
Humiliée par cette déconvenue, mais heureuse de ne pas
avoir subi l’humiliation plus terrible encore de ne pas réveiller un mec en le
suçant, j’ai décidé, ce jour, (mieux vaut prévenir que guérir, connasse)
d’interrompre ma carrière pourtant prometteuse dans le porno. Les événements
qui suivirent me donnèrent raison mais ça… vous le saurez en suivant mes
prochaines aventures, avec, au programme, alcool, amour et décadence ! Et
quelques relations amoureuses qui fleurent bon la camomille et la gnole.
Découvrez Karaoke!
LES FABLES DE GOGOLE
Lorsque
Eddy est prêt à aller à la maison, elle danse comme si elle faisait l'amour
pour le retenir tout simplement car elle est tout simplement magnifique. Qui
est elle : C’est moi qui raconte les histoires connasse !
15 juin 2007
La Farandole des Campagnols

"I LOVE YOUR HOUSE, BITCH"
Avec toutes ces aventures dans son quartier palpitant où, depuis les présidentielles, quelques voitures crament la nuit venue, effrayant même Zack, courageuse mais pas téméraire, quand elle rentre chez elle après une séance de fornication avec mon altruiste personne, j’ai décidé de me mettre au vert quelque temps, en rendant visite à ma copine gouine écolo. Bon, vous savez, j’n’en ai pas trop parlé dans ce nouveau blog jusqu’à présent, mais elle va bien : elle a toujours la cinquantaine, ce qui est bien pour se rajeunir, c’est se mettre à côté d’elle, c’est pareil que quand tu te mets à côté de Pamela Wonderfol : toute suite tu parais bien plus jeune, moins fatiguée et moins aigri comme fille J. Ainsi tout le stress du quotidien s’efface. Quoi, je travaille pas et je devrais pas être stressé ? Et bien si, connasse, je suis super stressée comme fille, même quand je fais rien !
Toujours aussi sympa et tordue, adorable, c’est la seule gouine qui n’a jamais fait de coup de pute à notre bonne Susan ! Cet hiver, elle s’est un peu mise à l’écart, comme l’an passé : elle reste chez elle, elle bouquine, s’occupe de sa mère, répond à des annonces lesbos dans un magazine de nourriture bio ! Elle ne sort que lorsque arrive, TADAH, le printemps. Sa vie, à elle aussi, est passionnante !
La preuve elle s’est lancée à la chasse à la souris car il y’en avait plus de 100 dans sa maison qui gambadaient la nuit, forniquant gaiement et lui bouffant ses affaires ! De puis cet hiver et toutes les nuits depuis, elle est parvenue à en chopper plus d’une cinquantaine, avec un piège qui ne les tue pas, mais les enferme. Car écologoude est super pacifiste, contrairement à notre chère Susan qui a mis de l’eau dans son vin depuis.
L’année de la canicule, Susan, qui vivait alors à Dijon la sinistrée, en raie de chaussée, avait eu pendant deux semaines un rat qui a vécu dans sa machine à laver, le rat était remonté des égouts par ses toilettes. L’eau des toilettes était alors souvent marron ou jaunâtre et Susan ne comprenait pas trop pourquoi, pensant que c’était les ravages des intestins de son chéri, la Gisèle, qui devaient déborder de caca. Enfin bref, un gros rat femelle avait élu domicile chez elle, dans sa vieille machine à laver (Susan ayant deux machines à laver, et par feignantise, ne connaissant pas le système des objets encombrants…), se nourrissant des graines de tournesols de feu ses gerbilles.
Un jour, alors que Susan a changé de frigo parce que cette putasse de rat avait bouffé le fil, elle a entendu un bruit bizarre dans la machine à laver et a commencé à la secouer. Tout commençait alors à prendre sens :
Trop conne, Susan s’est rendu compte que les bruits de cavalerie qu’elle entendait parfois en rentrant chez elle beurrée ne venaient pas de son imagination, que les graines de tournesols dépecées par terre, le sac troué, c’était bien à cause de quelque chose et non un truc relatif à du spiritisme ou le monde de l'au delà. Sacrée Susan ! lol. Du coup, ils passèrent une soirée à essayer de déloger la mystérieuse bestiole de là
Son ex, la Gisèle, espèce de membrane poulpesque travaillant dans l’éducation nationale, elle l’avait joué la brave mais tremblait après l’avoir tué en lui écrasant la tête avec le battant de la machine à laver, que mon voisin et elle avaient renversé, pendant que j’étais dehors, tranquille, à bavarder dans l’arrière cour avec une cops !
Le soir même, alors que la troupe partait en vacances le lendemain, Susan avait eu envie de pisser et elle a vu un autre rat plonger dans l’eau des toilettes ! Depuis, elle a toujours fermé la luette des chiottes, flippant que ces bestioles reviennent et lui bouffent le gland la nuit venue !
Mais là, chez écologoude, ce ne sont que des campagnols, pas de gros rats gavés à la graine de tournesol. Les rats quand même sont super agressifs dès lors qu’ils se sentent menacé, un peu comme les gouines d'ailleurs... Quand il a vu que La Gisèle avait aussi une tête de rat, avec ses oreilles en feuilles de choux, il s’est senti plus en confiance ! Mais retournons donc dans le jardin de super lesbienne, où sévit toute une faune passionnante d’insectes en tout genre et… de rongeurs !
Ecologoude, les rongeurs, les relâche ensuite dans son jardin sachant qu’elle peuvent de nouveau entrer dans la maison puisque la porte arrière est toujours ouverte dès qu’il fait beau : c’est un peu le tonneau des danaïdes son truc. Enfin, elle est contente car elle en a attrapé de toutes les générations :
« D’abord j’ai attrapé le papa et la maman, ils étaient super gros. C’est eux qui ont bouffé mon t-shirt indien et mon parapluie, les coquines. Après j’ai attrapé la génération suivante et la toute dernière génération. »
Susan, buvant un gin : « C’est cool ! »
Super ecolo goudou : « Maintenant c’est les plus petites que j’attrape. En fait, c’est pas des souris, c’est des campagnols.
Susan, buvant toujours du gin, et grignotant : « C’est cool, j’ai envie de les voir ! »
Bien sûr, j’étais moins contente quand elle a pris des apéritifs que je grignotais pour les poser sur un caillou, où les campagnols et les oiseaux viennent picorer gratis. Manque plus qu’une dinde comme Pamela Wonderfol, et la ménagerie aurait été complète ! Enfin, je les ai vues et elles avaient l’air mignonnes alors j’avais envie qu’elle en capture une, juste pour la voir de plus près, ce qu’on a fait avec la super cage piège qui tue pas. Et ça a marché. C’est trop con une souris, tout autant que les pédales du Couloir, ça tombe dans le panneau direct !
Ensuite, pour finir ce post sur trente milion d'amis, j’ai assisté à un truc trop zarbe : un jeté de limaces ! Comme Ecologoude a coupé une pomme en deux dans son jardin pour les campagnols, plein de limaces sont venues dessus, léchant le fruit avec leur corps tout aqueux. C’est un peu comme dans les backrooms : y’a un beau cul qui s’étale dans le noir et toutes les bites visqueuses cherchent le trou ! C’était tout dégoûtant, Ecologoude les a pris et les a jeté dans le voisin du jardin. Finalement, elle est pas si zen avec tous les animaux, elle a ses préférences, ce qui me rassure quelque peu. Moi quand même j’vous dit j’l’ai bien surveillé, qu'elle se lave bien les mains, parce qu’elle préparait le repas en même temps et j’avais pas trop envie d’avoir la langue collée au palais, avec la substance aqueuse que secrètent les limaces. Et puis, j’ai en horreur ces bestioles depuis que mon petit cousin en a croqué une devant moi, quand j’étais ado. Il gobait aussi les escargots qu’il trouvait dans le jardin de la grand-mère : putain, faut vraiment en vouloir pour en arriver à ce stade ! Enfin bref, tout cela ne me donne pas tellement envie d'avoir un jardin !
Macha Béranger s'exprime chez Susan
la cramouille qui s'ouvre dans le metro : Je peux vous assurer que la cramouille de Moi et Autrui ne s'ouvre pas que dans le métro !!! mdrrrr
15 novembre 2006
Tarelight Susan

Première scène coupée dans ce blog ou l’inavouable : à vrai dire, Susan était engagé – enfin bénévolement, pour casser le mythe – afin de tourner cette fameuse scène de mariage mais le producteur lui a demandé d’attendre et de ne pas disposer de suite, pour jouer dans la prochaine scène et de sorte à être raccompagné par un homme, oui, un homme mais cela, c’est une toute autre histoire.
Susan, donc, a patienté bien gentiment, comme une gourde, pour la prochaine scène qui devait se tourner derrière l’église, sur une petite place, alors que la nuit tombait, avec le froid des derniers jours d’octobre. Evidemment elle est resté seule, comme une conne, dans son coin parce que la réalisatrice, avec qui elle avait bien sympathisé, était occupé, que les autres acteurs et figurants se connaissaient déjà tous, bref, à la totale louze dans le froid, en attendant en vain qu’on vienne l’appeler pour cette nouvelle mission mais… rien, absolument rien ne se produisit ! Et voici qu’elle faisait les cents pas dans le dark, en attendant qu’on lui ordonne quelque chose, comme une soubrette de bas étage.
Le producteur est donc venu vers elle afin de lui demander quel serait son rôle dans la prochaine scène et cette idiote ne trouve rien d’autre de mieux que bredouiller qu’on ne lui a rien dit, non, rien de rien. Alors, il interpelle la réalisatrice, laquelle, dans son stress à deux balles, a regardé Susan comme une véritable gueuze, la toisant et disant qu’elle ne fera rien dans cette nouvelle scène, car elle est trop bien habillée.
Il faudrait qu’elle tombe la veste mais vu le froid, Susan, prenant un air genre Brie Van de Crampe, et refuse de jouer son rôle. Elle pose ses fesses sur un escaliers, un peu vexé, se disant qu’en réalité, le problème n’était pas tant qu’elle était bien habillé car une des autres figurantes était aussi très bien vêtue, sans cohérence avec la scène mais qu’en fait, elle était tellement mauvaise, genre comme Madonna, qu’en fait, il ne voulait carrément plus d’elle pour tourner dans cette nouvelle scène qu’elle a trouvé fort ridicule, sous le coup de sa vexation. Mais Susan pourrait tourner dans Who’s That girl sans aucun problème et Dieu sait que c’est un grand film. Le talent, c’est une affaire de classe et cette conne en a à revendre.
Conclusion : Susan sera toujours Susan… et vous aurez deux fois plus de chance de ne pas la voir dans ce spot publiSHITaire aussi confidentielle que les morpions de Rocco Siffredi…